Tu es
peut-être, Seigneur,
comme
un idéal incertain après lequel
court
depuis tous les temps notre humanité,
en
mal d'une espérance, à la recherche
de
son propre devenir.
Tu es
peut-être, Seigneur,
l'idéal
incertain dont nous espérons tous
qu'il
viendra mettre un terme
à
nos incertitudes.
Tu es
peut-être, Seigneur,
ce
quelqu'un qui saura nous combler
et
qui saura nous dire que l'espérance
n'est
jamais vaine,
qu'il
faut savoir tomber
pour
connaître la joie de marcher,
que
la nuit porte en elle
la
puissance de la lumière
et
que notre doute
depuis
le fond des âges
n'appelle
que la paix.
Tu es
peut-être, Seigneur,
ce
que nous sentons germer en nous,
un
inconnu, une aventure.
Tu es
peut-être, Seigneur,
l'aboutissement
d'un chemin
qui
n'en finit pas de se renouveler,
ou
chaque tournant
nous
est comme une nouveauté.
Tu es
peut-être, Seigneur,
ce
qui nous pousse à n'être qu'un
ce
qui nous pousse à une autre grandeur
que
notre solitude,
à
une autre vie que cette existence
qui
nous mène à la mort.
Tu es
peut-être, Seigneur.
C'est
tout ce que nous savons dire
quand
il s'agit de Toi,
car
ces mots
dans
lesquels nous Te cherchons
n'épuiseront
jamais
ce
que Tu es.